• Avant partager "ma" recette, plutôt celle de notre Mémère (Vandeville) je me dois de parler de mémère Harlé, une légende du Boulonnais...

      http://ekladata.com/4nQpjefIQQm5cuniBEmnExSbjFE/memere-harle.jpg
    Il était une fois, chez Mémère Harlé... (à Wirwignes)
    Tout commence le 2ème dimanche du mois de mai 1919, c'est la fête au village, la ducasse comme on dit dans le nord pas de calais... Après la guerre... A partir de cet instant,en plein coeur du pays boulonnais, entre deux forêts, débute l'histoire de Mémère Harlé... Elle était  une femme admirable, bonne cuisinière, simple qui faisait la meilleure tarte de toute la région ! (pâte briochée et quatre pruneaux disposés en forme de signe de croix !)
    Voilà comment naquit cette petite auberge...Comment se sentir à l'aise dès la porte d'entrée ?  Décoration à l'ancienne, accueil chaleureux, ce restaurant est un délicieux voyage dans le temps ! La cuisine décorée de faïences de Desvres ainsi que le restaurant,
    avec le grand four au bois dans lequel, depuis 1919, on cuit la Tarte au Papin, spécialité de la maison ! À l’intérieur du restaurant, les faïences posées vers 1880 sont classées au patrimoine de la faïence de Desvres.


    http://ekladata.com/dWegA6m_v_h3i3CgOReAtHdaweI/mmharle.jpg

    http://ekladata.com/tZiby5ya0LdcuCItKxK389Dlm_k/tarte-papin.jpg

    Après la tarte au papin, une balade digestive s'impose, à l'église de Wirwignes pour le plaisir des yeux !  Pour la petite histoire, Mémère Harlé s’appelait Louisa Meurdesoif. Un nom qui fait sourire mais qui trouve sa justification :  On appelait Meurdesoif ou Depardieu les enfants abandonnés sous le porche d’une église.

     Nul ne peut imaginer le spectacle qui l’attend en franchissant les portes de l’établissement religieux. La décoration de cette petite église est incroyable. Un mélange d’inspirations orientales, espagnoles, italiennes… qui forment un style unique, très baroque. Et classé Monument Historique depuis 2006.

     Le prêtre Paul Amédée Lecoutre a passé 43 ans de sa vie à décorer son église, essentiellement avec du marbre de Marquise. Pas un centimètre n’a été oublié. Chaque partie de l’église révèle de petites histoires parfois particulièrement cocasses.

     

    (ces photos, les infos, trouvées sur le net)

    La recette de la tarte au papin, tarte à gros bords ou encore eud ducasse...

     Ni plus ni moins qu'une tarte à pâte briochée avec une

    sorte de crème pâtissière...

    La tarte au libouli est encore appelée tarte "eud ducasse".
    Le libouli ou papin est la crème qui recouvre la pâte.
    Encore une tradition très ancienne du Nord-Pas-de-Calais.
    Pouvait-on imaginer une vraie ducasse sans tartes ?
    "Eune ducasse sin tarte, ch'est eune fiete d'zou l'pleuf !"
    (une ducasse sans tarte, c'est une fête sous la pluie !)
    En fait, la ducasse est une fête foraine. La ducasse tire
    son nom du mot dédicace, car elle était dédiée à un saint.

    Pourquoi à gros bords ? Il semblerait qu'autrefois
    les familles modestes n'avaient pas les moyens de s'acheter
    un moule et mettaient directement la pâte sur la tôle du four
    un peu comme pour la pizza, mais en repliant grossièrement
    le bord pour éviter que la crème ne s'écoule...
     
    S1031972.JPG

     

     
    S1031973.JPG

     



    TARTE AU LIBOULI

    Pour la pâte

    200 g de farine
    60 g de beurre
    1 gros oeuf
    1 pincée de sel
    20 g de sucre
    10 g de levure de boulanger délayée dans un peu
    de lait tiède


    Pour la crème

    1 litre de lait
    160 g de sucre
    2 oeufs
    100 g de farine
    1 gousse de vanille ou de l'extrait

    - Pour faire la pâte, battre l'oeuf en omelette,
    le mélanger à la farine, y ajouter le sucre,
    1 pincée de sel, le beurre fondu et la levure délayée.
    Battre la pâte jusqu'à ce qu'elle soit souple et ne
    colle plus au récipient.

    - pour la crème, mettre les deux oeufs dans la farine et bien mélanger
    en ajoutant un peu de lait sans faire de grumeaux.
    Pendant ce temps faire bouillir le reste de lait avec la vanille,
     puis progressivement ajouter le mélange oeufs-farine-lait
    dans le lait en ébullition, redonner un petit bouillon et l'étendre
    sur la pâte. Enfourner dans un four à 180 ° (Th 6),
    environ 20 mn, surveiller la cuisson.

    On peut également la couvrir de bandelettes de pâte
    que l'on aura soutiré de la première quantité, et dorer
    à l'oeuf.
    Une recette de grand-mère, toute simple mais bien parfumée !
    Une tite part pour la route...
     
    S1031976.JPG

    Bonne soirée à tous ! Merci pour vos visites.

     


    65 commentaires
  •  

    La peinture, "on n'en parle pas, on ne l'analyse pas, on la sent"

    Bernard Buffet

     

    J'ai réalisé cette copie  (huile sur toile) avec intensément de plaisir...

     

    1/Numérisée

     

     

     

    2/Photographiée en extérieur...

    Pour mes amis Parisiens et les autres aussi !  Trouvé sur le net.

    Expositions (exposition temporaire) à Montmartre

    Bernard Buffet, Intimement

    18 octobre 2016 - 05 mars 201710h-18h, 7 jours / 7Nocturne le dernier jeudi de chaque mois, jusque 21h

    L’exposition "Bernard Buffet, Intimement", personnalisée par le fils de l’artiste, Nicolas Buffet, assisté des historiens de l’art Sylvie Buisson, Yann le Pichon et Saskia Ooms, responsable de la conservation, est l’évocation inédite des attaches qui relient Bernard Buffet à Montmartre. Place Pigalle d’abord, où Bernard Buffet est né en 1928, les Batignolles ensuite, où il a vécu son enfance et son adolescence, puis, la Butte où il habita dix ans dans la maison du 20, rue Cortot, à proximité du Musée de Montmartre et de l’Atelier Lacourière et Frélaut, haut lieu de ses gravures si mordantes, jusqu’à sa mort en 1999. Le quartier de son enfance, au sommet de Paris, près du Sacré-Cœur, lui apporta la force de continuer, de se battre contre une vieillesse inéluctable qui le désespérait, pour y puiser une nouvelle force, à l’image des icônes de toute son œuvre.
     
    Cette exposition "Bernard Buffet, Intimement", grâce à l’amitié qui lia le peintre à son historien Yann le Pichon, auteur des trois volumes sur la vie et l’œuvre de cet artiste, tracera un portrait psychologique fouillé de Bernard Buffet, son âme, au travers d’une documentation et d’une réflexion à la fois sur le discours esthétique de l’artiste, son regard profond sur le monde et la présentation des œuvres. L’exposition n'est pas une rétrospective classique, mais une libre mise en perspective, initiatrice de sa créativité farouchement autobiographique, dont témoigne aussi un choix pertinent de photographies saisissantes et d’émouvants souvenirs de son génie tutélaire. Environ 100 œuvres (peintures, dessins, gravures, éditions) accompagnées d’un parcours photographique retraçant la vie de Bernard Buffet seront présentées au Musée de Montmartre. Le parcours thématique mettra bien en évidence le style graphique très caractéristique de l’artiste et sa passion pour Paris, son environnement intime et Montmartre.
     
    Bonne soirée à tous et bon dimanche.

    39 commentaires